Vous avez des choses à dire pour Béthune ?
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Avec un super sans plomb en moyenne à 1,50 euros, les tarifs 2011 dépassent les sommets historiques atteints en 2008.
Les prix des carburants vendus à la pompe en France ont atteint des moyennes annuelles record en 2011, dépassant les niveaux de l'année 2008, durant laquelle les cours du brut s'étaient hissés à des sommets absolus, selon des statistiques officielles diffusées lundi 26 décembre.
Selon des chiffres mise en ligne par le ministère du Développement durable, le prix d'un litre de gazole s'est élevé en moyenne à 1,34 euro depuis le début de l'année, et celui de super sans plomb 95 à 1,50 euro, soit respectivement 16% et 11% de plus qu'en 2010.
Vendredi dernier, le prix moyen du gazole ressortait à 1,3610 euro (contre 1,3950 euro à la mi-novembre, son niveau le plus élevé depuis fin mai 2008, où il avait culminé à 1,4541 euro). De son côté, le super sans plomb 95, qualité d'essence la plus vendue en France, s'élevait à 1,4941 euro (quelques centimes en-dessous du record à 1,5492 euro atteint en mai dernier).
Dans les deux cas, les moyennes annuelles des carburants ont battu leurs précédents records datant de 2008, lorsque les cours du brut étaient au zénith (ils avaient frôlé brièvement 150 dollars le baril).
Cette année-là, le litre de gazole coûtait en moyenne 1,27 euro, et celui d'essence 1,35 euro.
Source : le nouvel observateur
Ma réaction à la nouvelle organisation des lignes de bus TADAO.
extrait de La Voix Du Nord, édition Béthune
Je vous donne rendez-vous le mardi 24 janvier à 19H, à la charité, pour les vœux de notre association.
Nous profiterons de ce moment pour faire le point sur l’année qui vient de s’écouler et nous discuterons ensemble des actions et du calendrier 2012.
Bien amicalement,
Daniel Boys et les membres de l’association Aujourd’hui Pour Béthune Demain.
Salle la charité.
Rue Fernand Bar
62400 BETHUNE
L’Afev ( (Association de la fondation étudiante pour la ville) publie aujourd'hui, en partenariat avec le journal Libération et France Info,
un pacte national contre l’échec scolaire signé par 52 représentants de la société civile, ainsi que les principaux syndicats enseignants et les structures qui ont bien voulu rejoindre
notre dynamique.
L’enjeu, pour notre système éducatif n’est plus de former une élite mais d’emmener le plus grand nombre de jeunes à un niveau de formation qui permette leur
insertion sociale et professionnelle. En ce sens, notre priorité doit être de faire réussir les jeunes en fragilité sociale et scolaire. Les prochaines élections constituent une
chance et une opportunité de faire entendre cette nécessité.
C’est pourquoi nous lançons ce pacte citoyen contre l’échec scolaire que nous présenterons aux candidats à l’élection présidentielle.
Au-delà des nécessaires réformes à mettre en œuvre, c’est le moment de réaffirmer l’ambition collective que nous portons pour notre système scolaire, et permettre
une nouvelle convergence contre l’échec scolaire impliquant les parents, les enseignants et l’ensemble des acteurs de la communauté éducative.
Pour un pacte national de lutte contre l’échec scolaire
La France, 5ème puissance mondiale, connaît un échec scolaire massif qui se traduit par la sortie du système éducatif de 150 000 jeunes sans diplôme chaque année. Fortement inégalitaire, cet échec scolaire menace la cohésion sociale, à une époque où la réussite scolaire est un sésame de plus en plus indispensable à l’insertion sociale et professionnelle.
Au-delà des chiffres, c’est une réalité très difficile que vivent, dans leur rapport à l’école, des milliers d’enfants et leur famille, et dans une autre mesure les enseignants eux-mêmes. Notre système scolaire est en effet caractérisé par une forte pression sur les élèves et leurs parents et par une compétition qui créent de la souffrance et nuisent à son efficacité.
Il faut passer d’un système de «sélection» à un modèle de «promotion», d’où chaque enfant, quelles que soient ses difficultés et ses appétences, pourra sortir avec la qualification et les compétences nécessaires à son futur parcours, avec un rapport confiant aux apprentissages et une image positive de soi.
Ce ne sont pas des mesures, ni même des réformes aussi audacieuses soient-elles, qui suffiront à redonner à l’éducation son rôle premier et son efficacité. Il faut aujourd’hui définir ensemble le modèle éducatif que nous souhaitons pour la société française. C’est l’un des enjeux des prochaines élections nationales.
Pour signer le pacte : www.pacteechecscolaire.org/
Hausse de la TVA sur les produits de consommation courante de 5,5 à 7%, voici le dernier cruel coup porté à la population de plus en plus nombreuse des personnes dans l’incertitude financière, celle qui ne sais ce que sera demain, celle à qui l’on ôte chaque jour un peu plus le sourire d’un espoir en la vie.
Pour la génération née après guerre, cette période est sans conteste la plus noire, la plus inquiétante que l’on traverse. Les pouvoirs de l’argent roi ont depuis longtemps pris le pouvoir au nom d’un dieu Cupide qui n’a de soucis que d’augmenter les profits sans soucis de l’être humain, les politiques de tous bords ayant servilement obéi à ce pouvoir se trouvent aujourd’hui sans fondement dans leur démarche, Maître Argent n’hésitant pas à les destituer pour des technocrates sous la botte! (Italie, Grèce). En effet tous ces élus qui ne se rappellent être élus du peuples qu’au moment des élections, pour une période très courte où il se rachète une virginité, ce qui d’ailleurs ne coûte pas trop cher, que des promesses jamais tenues….
Ce pamphlet en forme de vœux pour l’année 2012 peut paraître triste, même alarmiste, mais il n’est malheureusement que le reflet de la réalité. Que sont ces arguments comparés à la stagnation des salaires, la réforme des retraites, la réforme de la sécurité sociale, le marasme des établissements hospitaliers, la recherche d’un emploi, la taxation des mutuelles…. Ces mots sont ceux officiellement reconnus, mais sans bruit les retraites sont diminuées, l’accès à un logement de plus en plus difficile, le gaz augmente, les soins deviennent inaccessibles pour une partie de la population, c’est toute une tranche de nos concitoyens qui petit à petit est écrasée dans l’indifférence, car Maître Argent à su depuis longtemps distribuer quelques subsides ou quelques jeux à certains pour que notre société devienne une vraie société ultra égoïste.
Face à ce cyclone financier, il ne nous est pas possible de nous résigner, il faut aller au devant de la population pour l’écouter, mettre en place des lieux d’échanges que ce soit des salles, des logements, la rue. Ecouter et comprendre voilà ce qui paraît évident ce que tout élu doit apprendre mais qui est devenu aussi rare que la bonne foi.
Au milieu des affaires financières qui sans cesse viennent rappeler les turpitudes des hommes qui nous gouvernent, il est temps de se rappeler la juste attente de chacun, avoir le droit à un travail! Il est facile de fustiger les demandeurs d’emploi, ces personnes qui « profitent du système« , ces personnes qui n’ont pas le courage de se lever le matin! Alors que l’on veut s’acheter une paix sociale en distribuant quelques primes de Noël aux demandeurs d’emploi.
Des moyens existent dans l’Europe construite elle aussi sans se soucier de l’homme mais en laquelle je crois par sa taille, son histoire et ce qu’elle représente. Notre industrie est exsangue elle a été exportée au nom de Maître Argent, il faut relancer nos universités, la recherche et aider la création d’entreprises de production. Comment, le plus simplement possible en exonérant de toutes charges celles-ci sous condition d’embauche de 25% de demandeurs d’emploi de longue durée. Ce n’est qu’un exemple qui paraît réalisable.
2012 sera certainement très difficile, encore plus pour la population défavorisée, mais toutes les couches sociale seront touchée notamment les classes moyennes à qui petit à petit on enlève tous les privilèges? qui est imposée chaque jour davantage. Non on ne peut rester sans réagir devant le cataclysme qui s’annonce.
L'ensemble des membres de l'association et moi même vous souhaitons une bonne et heureuse année 2012.
Que le bonheur, le partage, la joie, la réussite accompagnent cette nouvelle année.
Mon intervention lors du dernier conseil municipal concernant le vote du budget 2012 :
Voter le budget primitif 2012 sans connaitre le compte administratif 2011, c'est-à-dire l’état des caisses de la ville, c’est faire comme si le passé n’existait pas pour construire cet acte important qu’est le budget de la ville.
Pourquoi avez-vous renoncé à faire voter en même temps, ce qui avait le mérite de la clarté, le compte administratif, le budget primitif et les taux d’imposition ? Je n’ose pas croire qu’il y ait dans le placard 2011 des cadavres dont vous ne souhaitez pas la découverte avant les législatives. En un mot ce budget primitif 2012 n’aurait-il pas un goût d’électoralisme ?
L’ autofinancement qui traduit la capacité d’une ville à dégager ou non de son budget de fonctionnement un excédent pour payer les investissements est un signe de sa santé financière. Celui de votre budget 2012 est inquiétant alors même que nous ne savons pas si le compte administratif 2011 sera en déficit ou en excédent.
Avec 3,969 millions d’€ votre autofinancement couvre à peine le remboursement du capital de la dette de 3,51 millions d’€ et ce au prix d’un double tour de passe-passe qui consiste à augmenter les recettes de fonctionnement de 1 million d’€ en y reportant les travaux en régie qui ne sont pas une véritable recette et minimiser en dépenses les provisions pour contentieux à hauteur de 750000 € alors qu’elles devraient correspondre à 10% des litiges c'est-à-dire 1,78 millions d’€. En fait l’autofinancement réel n’est que de 2,969 millions d’€ insuffisant pour rembourser le capital de la dette. C'est-à-dire que vous vivez à crédit puisque c’est avec une partie des 4,5 millions d’€ d’emprunt de la section d’investissement que vous équilibrez artificiellement votre fonctionnement.
Votre budget 2012 est un budget de résignation puisque le budget investissement qui traduit l’ambition de développement que l’on porte à sa ville est réduit à une peau de chagrin. Avec 14 millions d’€ dont seulement 5,67millions d’€ pour des réalisations d’équipement c’est le plus faible budget d’investissement que nous ayons connu. Mis à part les 3,4 millions d’€ de l’ANRU dont vous n’avez pas la paternité et le million d’€ pour l’écoquartier Testut, un bon projet à l’équilibre financier préoccupant, vous vous contentez de gérer le quotidien, ce qui est bien mais vous ne préparez pas l’avenir.
Pourtant, à défaut de l’avoir reçu, j’ai pu consulter sur internet le rapport que vous avez commandé à Jean Yves Chapuis, un élu spécialiste de l’urbanisme. Il propose une vision prospective intéressante pour Béthune qui aurait mérité un débat de fond en séance plènière, une véritable mobilisation des conseils de quartiers, des forces économiques et syndicales. A l’issue de ce formidable exercice de vie démocratique où chacun à sa place aurait apporté sa contribution à la réflexion collective nous aurions pu dégager une stratégie de développement et des engagements prioritaires d’investissement partagés pour redonner du dynamisme à Béthune. Vous n’avez pas fait ce choix et vous êtes ainsi passés à côté d’un moment historique où la démocratie participative aurait pris tout son sens. Au lieu de cela vous avez instrumentalisé ce rapport pour vous livrer à une simple opération de communication « la ville qui s’invente >> qui ne reste qu’un beau slogan et un rêve sans lendemain.
Pendant ce temps les chantiers prioritaires pour Béthune sont au point mort. Depuis maintenant 4 ans que vous êtes aux responsabilités, après 5 budgets où vous aviez la possibilité de mettre en œuvre votre vision pour Béthune, les Béthunoises et les Béthunois constatent amèrement que rien ne bouge, que rien n’avance. Rien sur le quartier de la Gare où les habitants et les commerçants se désespèrent de voir un jour se réaliser le cinéma, les hôtels, les restaurants, le pôle tertiaire et le pôle d’échange que vous aviez promis. Rien pour un quartier vital qui doit être le lien entre les quartiers populaires du sud et la ville historique. Rien pour un quartier qui offre une image dégradée et dissuasive à ceux qui découvrent Béthune en descendant du train. Rien sur le projet d’extension d’Auchan qui aurait mérité un véritable débat sur son dimensionnement, son articulation avec le Mont-Liébaut et qui avec 400 millions d’€ d’investissement devait contribuer selon vous à redynamiser le commerce de centre ville et créer 1000 emplois, rien sinon 60000€ pour une voirie grand sud dans les investissements 2012. Rien sur le quartier de la rue de Lille où l’habitat insalubre, les friches et les marchands de sommeil continuent de prospérer alors que vous vous étiez engagés à les faire reculer.
Bien sûr l’endettement est préoccupant, bien sûr la fiscalité locale trop élevée pénalise tous ceux qui paient l’impôt, les acteurs de la vie économique, les classes moyennes et les classes populaires déjà lourdement frappées par les taxes en tous genres. Le niveau des impôts locaux les dissuadent de venir s’installer à Béthune voire même les incitent à en partir.
Pour autant comme ce budget nous y invite, faut-il baisser les bras, faut-il se résoudre à l’austérité au risque de s’enfoncer un peu plus dans la spirale du déclin, ou faut-il avoir de l’ambition et investir dans des projets qui renforcent l’attractivité de Béthune et incitent à venir s’y installer ?
Pour ma part, je reste persuadé que pour diminuer notre dette, pour baisser la fiscalité, il faut bien sûr maîtriser nos dépenses de fonctionnement, il faut créer une offre de logements adaptés aux nouvelles exigences de vie des populations, attirer ces nouveaux habitants qui par leur contribution supplémentaire feront baisser le niveau de nos impôts. Mais ils ne viendront que si Béthune leur propose de l’activité économique, de l’emploi, des commerces adaptés aux nouvelles formes de consommation, des formes de transports performantes et respectueuses de l’environnement, des loisirs ainsi qu’une vie culturelle et sportive riche et variée. En un mot que par des investissements judicieusement choisis Béthune retrouve sa force de ville centre de l’agglomération, attractive et dynamique pour tout l’arrondissement, ce qui aujourd’hui n’est plus le cas.
Pour toutes ces raisons je ne voterais pas ce budget 2012 non par opposition systématique mais tout simplement parce qu’il n’est pas au niveau de l’ambition que méritent Béthune, les Béthunoises et les Béthunois et que chaque année passée dans l’immobilisme rendra plus difficile les possibilités de nous en sortir, ce que je ne souhaite pas.
Le ministère de l’éducation nationale a dévoilé vendredi dernier aux syndicats, la répartition par académie des suppressions de postes pour la rentrée 2012.
14 000 postes disparaitront l’an prochain. Au final ce sont 5700 postes qui seront supprimés dans les écoles primaires, 6550 dans les collèges et lycées et 1350 dans l’enseignement privé.
De nouveau, la droite attaque l’école publique dans un seul but économique.
Notre région, déjà touchée par les inégalités sociales devra rendre 988 postes d’enseignants : 399 dans le primaire et 589 dans le secondaire.
Réduction d’option, augmentation du nombre d’élève par classe sont les conséquences directes de ces suppressions de postes.
Cesaria Evora qui par sa voix magique savait si bien nous faire ressentir toute la fragilité de l’âme humaine. La Sodade, version capverdienne du Fado portugais, qu’elle a fait connaître au monde entier traduit si bien la sensibilité des peuples obligés à l’exil. Privés de leurs racines ils retrouvent dans la mélancolie de cette musique la tristesse de leur déracinement mais aussi la force de renaissance ,comme un feu dont les braises ne sont jamais éteintes. Nous avons eu le bonheur de l’accueillir au Théâtre de Béthune et je garde encore sur mon bureau la rose en papier qu’elle m’avait donnée, cadeau simple mais émouvant de la chanteuse aux pieds nus.
Vaclav Havel qui a su faire le passage en douceur du communisme à la liberté. C’était pour moi, qui étais allé à Prague en Janvier 1968, le symbole de ce désir de démocratie que j’avais ressenti chez les étudiants et les intellectuels que j’avais rencontrés. 22 ans après en Février 1990 j’étais de nouveau à Prague où soufflait une formidable envie de vivre, de débattre, de parler. Les tchécoslovaques étaient libres et c’était un romancier, un homme de théâtre qui incarnait l’espoir de tout un peuple.
2 Personnalités différentes, mais 2 symboles de ce que peuvent incarner des artistes lorsque la culture rencontre la sensibilité et les espoirs d’un peuple.
A cette occasion, à la fin de la Béthune capitale régionale de la culture où certains hurlent avec les loups contre la culture et ceux qu’ils appellent avec mépris cultureux, je tiens simplement à leur rappeler que les dictatures ont toujours commencé par faire taire les artistes et ceux qui bien que solitaires ont su porter les espoirs de leurs concitoyens. Dans le combat émancipateur de la gauche, les artistes et la culture ont toujours été au premier plan. Tirer sans discernement sur la culture c’est ouvrir la voie au populisme et donner de la voix à ceux qui au cours de l’histoire ont bailloné et asservi les peuples.
Ces 2 grandes figures qui nous ont quittés sont là pour nous le rappeler.
Article la Voix du Nord, édition Béthune du 16/12/11
vendredi 16.12.2011, 05:06 - La Voix du Nord
Il n'y aura pas de trêve des confiseurs. Pour l'adoption de son budget primitif, avancé pour la première fois au mois de décembre, le conseil municipal a été secoué hier par nombre de désaccords. « Budget de résignation. » « Tour de passe-passe. » On a tout entendu avant que le budget ne soit adopté, sans surprise... contre l'avis de l'opposition. PAR ALINE CHARTREL
bethune@info-artois.fr
Anne Écuyer s'abstient. L'opposition vote contre. Les « anti » avaient prévenu, lors du débat d'orientation budgétaire, qu'ils réserveraient leur courroux pour le vote du budget primitif. Ça n'a pas manqué. Hier en conseil municipal, on a vivement réagi sur les histoires de gros sous avancées par la majorité.
Et c'est Daniel Boys qui lance les hostilités. « Bien sûr l'endettement est préoccupant, la fiscalité locale trop élevée », mais « chaque année passée dans l'immobilisme rendra plus difficile les possibilités de nous en sortir », assène-t-il. Le cavalier solitaire regrette un « budget de résignation » : avec un budget prévisionnel (et prudentiel) de 61 M E, 46 iront au fonctionnement, et « seulement » 15 à l'investissement. Autrement dit, aux projets qui ont trait au patrimoine de la commune. L'an passé, il était de 23 M E. « Vous l'avez assez souvent dit, les emprunts d'aujourd'hui sont les impôts de demain », rétorque Stéphane Saint-André. Des impôts que la municipalité se refuse à hausser l'année prochaine, d'où aussi un taux d'autofinancement assez bas, qui frôle les 4 M E.
Ainsi pour l'année à venir, la ville prévoit-elle d'engager ses deniers sur des opérations ciblées et de moindres coûts. L'ANRU et l'éco-quartier Testut en constitueront l'essentiel, avec respectivement 3,5 et 1 M E. La gare d'eau, le plan vélo, la rénovation de la passerelle SNCF, l'aménagement du quartier rue de Lille en sont d'autres exemples. Dans l'inventaire de ses arguments, le maire fait valoir que « Béthune est déjà suréquipée, avec des équipements équivalents à une ville de 60 000 habitants supportés par ses seuls 27 000 habitants ».
Quant aux difficultés financières rencontrées aujourd'hui par la municipalité, Olivier Gacquerre sort le bâton. « Ne sont-elles pas liées aux délégations de service public que vous avez lancées ? Si d'un coup de baguette magique, vous pouvez réduire la fiscalité, je vous invite à prendre ma place tout de suite. » En cause, les deux DSP concernant Q-Park (1,2 M E) d'une part, et le centre aquatique Vert Marine (1,3 M E) d'autre part, Autant de sous à dépenser et qui pèsent sur les tirelires des riverains. Avec, en prime, un contentieux annexe à 17,8 M E. « Ce n'est pas parce qu'on nous réclame cette somme que ça leur donne raison », lance Stéphane Saint-André à un « monsieur propre » (dixit le 1er adjoint à Daniel Boys) qui craint que la justice ne leur soit pas favorable.
Et l'emprunt revolving de 6 M E pour combler le dû de Verquigneul après son départ ? Un « tour de passe-passe » pour Jean-Pierre Deruelle, d'Aimer Béthune, qui prétexte qu'en le faisant figurer dans les comptes administratifs, le maire cherche à masquer le déficit. « C'est de l'escroquerie intellectuelle », tance-t-il. « Il ne fallait pas, avec votre coeur d'artichaut, retirer ce contentieux contre l'État, regrette de son côté Jacques Mellick. Il ne tranchera jamais. » Et de signaler l'erreur du préfet de n'avoir pas précisé la somme due lors de la séparation. Car en marge de l'emprunt (dont la majorité compte se servir pour son taux avantageux à 3,08 %), la ville doit faire face à un endettement de 59 M E. Extinction prévue en 2034. •
Nous ne pouvons que relayer le cri d’alerte de Betty Lokaj, directrice des IME de Noeux et d’Annezin.
Article, La Voix du Nord, édition Béthune du 12/12/11.
« Nous ne sommes pas des pleureuses. » Hervé Clodet tient à le préciser au nom des responsables de la Vie Active réunis ce jour-là pour dénoncer les difficultés rencontrées par leur structure respective. Pour tirer la sonnette d'alarme surtout. Car l'heure est grave pour les directeurs des Instituts médicaux éducatifs qui, rappelons-le, accueillent des enfants et adolescents déficients intellectuels orientés par la Maison départementale de la personne handicapée (MDPH). Il ne s'agit plus ici de réclamer une petite rallonge budgétaire, mais bien de combler des déficits devenus abyssaux depuis la mise en place de l'Agence régionale de la santé, enfantée en 2010 par la loi Hôpital patients santé territoire.
« Car nos établissements sont systématiquement et structurellement déficitaires. La DDASS (avalée par l'ARS) le savait, le prenait en compte et reprenait systématiquement nos déficits. », explique Betty Lokaj, directrice des petits IME de Noeux et Annezin.
Ce déficit est originel et le besoin a crû au fil des ans. Il se lit aussi dans les chiffres, les instituts de l'Artois ayant toujours été moins dotés, rapportent les directeurs. Le coût moyen d'un élève estimé à 37 948 E au niveau national tombe à 26 480 E dans le département et... 12 900 E dans l'Artois quand le ratio d'encadrement s'établirait à 0,35 équivalent temps plein ici contre 0,61 au niveau national. « Et puis, les moyens sont en décalage avec la réglementation de plus en plus draconienne », observe le directeur de l'ESAT Bully/Noeux dont l'établissement à destination des travailleurs adultes handicapés doit se dépatouiller avec une dotation de 11 326 E pour une place contre 12 549 E dans le Pas-de-Calais.
« Nous sommes aujourd'hui acculés, insiste Betty Lokaj. Nous ne pouvons plus payer les factures d'eau, d'électricité et, surtout, le personnel. On ne demande pas la lune, juste remonter au niveau de la moyenne départementale. Nous sommes conscients des difficultés de l'État.
» Un chiffre ? « Pour l'ensemble des IME de la Vie Active, il nous manque 2 millions d'euros. » Dans ses petits établissements, Betty Lokaj devrait fermer 55 places sur 180 pour attraper la moyenne départementale. Pour revenir au niveau français, c'est plus de la moitié des places qu'il faudrait supprimer. Ce qui, au-delà d'être humainement inconcevable, est de toute façon impossible dans la mesure où les enfants et adolescents sont orientés par la MDPH et ne peuvent être refusés. En clair, si l'ARS ne revoit pas leur dotation à la hausse, les IME du secteur seront contraints de fermer progressivement.
Si la situation semble un peu moins dramatique à l'ESAT, elle n'en demeure pas moins extrêmement préoccupante, selon Hervé Clodet. Lui rapporte des déficits de 57 700 E pour 2009 et 92 300 E pour 2010. Il insiste sur le fait qu'on ne peut pas juger son établissement à l'aune de la rentabilité. « Ce ne sont pas des travailleurs de droit commun. Ils ont un statut spécifique de travailleurs handicapés », rappelle-t-il. Une évidence qui ne semble plus sauter aux yeux de sa structure de tutelle alors même que les objectifs contractualisés avec l'État n'ont pas été rempli par celui-ci. « On devait avoir 75 places sur 5 ans. Il nous en manque 33 à la 4e année. Et on devait avoir une revalorisation du budget de 0,80 % par an. Nous sommes bien à 0,8 % mais en 4 ans. » Et de pointer ce qui pend au nez de l'ESAT si l'ARS ne met pas la main à la poche. « Cela se traduira par une sélection à l'entrée, une compétition entre personnes déclarées inaptes à travailler dans le monde professionnel ordinaire. » Autrement dit, mettre le handicap en concurrence. •
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