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Vendredi 30 septembre 2005 5 30 /09 /Sep /2005 00:00
Le one-man show médiatique de Nicolas Sarkozy se poursuit et alterne le moins bon... au franchement mauvais.
 
Démonstration...
 
D’abord, nous avons eu droit aux outrances de langage avec le fumeux « nettoyage au Karcher » de la banlieue parisienne, aux relents populistes et néo-frontistes. Bilan : aucun effet sur le taux de délinquance, mais l’envol des ventes de la société en question...
 
Ensuite, nous avons subi les « Feux de l’Amour » avec les révélations tragi-comiques sur son couple, dont il s’offusque en oubliant qu’il a été le premier à rendre très publique sa vie pas très privée. Bilan : un ami en moins, le PDG de Paris Match.
 
Pendant ce temps est sorti, avec un peu d’avance, le remake des « Bronzés» à l’Université d’été de l’UMP où la principale interrogation politique était de savoir qui de Nicolas ou Dominique arborerait le plus beau bronzage et distancierait l’autre au footing (Nicolas se serait défilé au dernier moment, selon le Canard Enchaîné). Bilan : Dominique est plus musclé que Nicolas...et mieux informé de la santé du Président de la République.
 
Enfin, Nicolas n’a rien trouvé de mieux, lors de l’émission «Pièces à conviction», d’annoncer un coup de filet anti-terroriste « à la minute où -il nous - parle». Il s’avérera par la suite que l’émission a été enregistrée le 21 septembre et que les arrestations dont il fait référence ont eu lieu le 26, jour de la diffusion sur France 3. Bilan : des images choc d’arrestations dans les journaux télévisés et un démenti de son cabinet auquel personne ne croit.
 

A défaut d’être un Homme d’Etat, Sarko se voulait être un spécialiste de la communication politique. Aujourd’hui, force est de constater que son artillerie lourde médiatique n’en finit pas de se gripper...

Par Daniel Boys - Publié dans : Archives 2005-2009
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Mercredi 21 septembre 2005 3 21 /09 /Sep /2005 00:00

S’il existait un championnat du grotesque en politique, Marie-France Deleflie, la Maire d’Annezin, l’aurait sans aucun doute remporté haut la main. Au vu des faits d’hier, je vous laisse en juger.
 
Au commencement était la fête d’Artois Comm.
 
Pour la deuxième année consécutive, la Communauté d’Agglomération Artois Comm. prévoit d’organiser, les 24 et 25 septembre prochain, une grande fête populaire au port de plaisance de Béthune, à la frontière d’Annezin. Les chapiteaux étaient en cours de montage, le spectacle pyrotechnique en finalisation... Bref, tout était prévu pour célébrer la fête d’une communauté de 210 000 habitants, tout sauf...  Marie-France Deleflie, qui avait pourtant reçu une demande d’autorisation du Président d’Artois Comm... à laquelle elle n’a jamais répondue.
 
Le coup - digne du plus grand guignol- de la Maire d’Annezin
 



 


Incroyable mais vrai. La Maire d’Annezin a donné des ordres aux services techniques de sa ville pour creuser des tranchées, empêchant ainsi qu’une partie de la fête se déroule sur le territoire de sa commune. Les défenseurs de la nature remarqueront la logique du raisonnement : c’est en creusant des trous et en installant des monticules de terre  aux endroits de passage que la Maire compte « préserver l’environnement » (voir les photos ci-dessus). Les Annezinois, quand à eux, apprécieront à sa juste valeur la remarquable utilisation qui est faite de leurs impôts !
 
Quant aux raisons profondes de la fine et non moins splendide attitude de Madame Deleflie, sa volonté contrariée de quitter la communauté d’agglo n’y est, bien entendu, pour rien...
 
Au final sera la fête d’Artois Comm. 

Malgré la fermeture des frontières annezinoises - et en attendant les miradors ?-, le déroulement de la fête d’Artois Comm. ne sera pas remis en cause. Elle sera organisée sur le seul territoire de la ville de Béthune, mêmes dates et même lieu. Vous trouverez le programme complet ici.


A voir absolument : la « sommation interpellative », établie par huissier à la demande de l’avocat parisien de la ville d’Annezin, dont j’ai eu l’honneur d’être le destinataire. Notez son coût de près de 300 Euros, sans compter les frais de l’avocat parisien certainement bien supérieurs.
>>> scan disponible
ici
Par Daniel Boys - Publié dans : Archives 2005-2009
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Mardi 20 septembre 2005 2 20 /09 /Sep /2005 00:00

 
En lisant les sondages annonçant un raz de marée conservateur, Nicolas Sarkozy s’en frottait les mains d’avance : en attendant la France, l’Allemagne allait devenir un nouveau laboratoire pour les thèses ultra-libérales qu’il partage avec Angela Merkel, la candidate de la CDU.
 
Au vu des résultats, les visages se sont figés à droite et se sont ouverts à gauche. Les allemands ont refusé la société froide que voulait leur imposer la future-ex-chanceliére et son mentor Paul Kirchhof ! Avec 34,9 % des suffrages et à seulement 0,9 % de la CDU,  le SPD a démontré qu’il existait toujours une alternative sociale au libéralisme. La seule et unique alternative d’ailleurs... car le jusqu’auboutisme  de l’extrême gauche risque de conduire à une aberration que constituerait un chancelier de droite pour un pays majoritairement à gauche.
 
Le nom du prochain chancelier ne sera connu que dans les prochains jours -voire semaines- et les jeux politiques sont grands ouverts. Une chose est sûre : la politique du prochain gouvernement allemand sera empreinte de consensus, loin des fallacieuses promesses de baisses d’impôts (au profit des plus aisés, bien entendu) et autres chimères que certains ont voulu faire gober aux électeurs allemands.
 
Alors, quels enseignements en tirer pour notre pays ? Je retiendrai celui qui me semble le plus fondamental : l’avenir n’est pas au libéralisme des Thatcher et autre Reagan, mais à une société sociale et dynamique, moderne et protectrice. Cela s’appelle le projet social démocrate...

 

 

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Lundi 19 septembre 2005 1 19 /09 /Sep /2005 00:00
L'Etat restant muet sur la question de l'application du dispositif de crédit de taxe professionnelle pour les bassins d'emplois de Béthune-Bruay et du Cambraisis, j'ai envoyé une nouvelle lettre ouverte au Prefet de Région dont voici la teneur :


Monsieur le Préfet,

Je vous ai interpellé, lors de la séance plénière du Conseil Régional du 24 juin dernier, concernant l’exclusion des bassins d’emploi de Béthune-Bruay et du Cambrésis du dispositif de crédit de taxe professionnelle.
 
Le silence persistant de l’Etat sur cette problématique n’est pas de nature à nous rassurer.
 
Si cette non éligibilité se confirmait, nous assisterions à une nouvelle fragilisation du tissu économique, déjà en grande difficulté, de ces territoires. La création d’entreprises y serait de fait plus coûteuse qu’ailleurs, conduisant ainsi à une importante perte de compétitivité. En outre, le risque d’assister à un transfert d’activité entre les bassins d’emploi, selon qu’ils bénéficient ou pas du crédit de taxe professionnelle, est réel.
 
C’est pourquoi je vous demande de saisir à nouveau le Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, afin qu’une réponse adéquate soit donnée aux légitimes inquiétudes des entreprises et acteurs économiques de ces deux secteurs.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments distingués. 
 
Daniel Boys
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Lundi 19 septembre 2005 1 19 /09 /Sep /2005 00:00
C’est officiel depuis le 16 août dernier : le gouvernement ne reviendra pas au dispositif de la TIPP flottante, instauré par la gauche en 2000, qui permettait d’ajuster le prix de l’essence en fonction du cours du pétrole.
 
Voici pourquoi : 1 litre d’essence à la pompe, c’est environ 75 % de taxes qui se composent de la TIPP et de la TVA. Tandis que la TIPP est une taxe fixe  (0,5892 euros/litre), la TVA (19,6%) évolue mécaniquement selon le prix du pétrole. L’équation du gouvernement est simple : plus le pétrole est cher, plus vous payez et plus la TVA rapporte !
 
La hausse des prix bénéficie donc tout à la fois aux entreprises du pétrole et au gouvernement, qui profitent de la hausse du baril pour renflouer leurs caisses.
 
L’abandon du dispositif de la TIPP flottante n’a aucun sens. Sous prétexte d’économies budgétaires, le gouvernement hypothèque la croissance en pénalisant les transporteurs routiers, les chauffeurs de taxis, les agriculteurs, les pécheurs... mais aussi tous les automobilistes, qui subissent de plein fouet une chute de leur pouvoir d’achat.
 
C’est pourquoi, afin de soutenir la croissance et investir dans les sources d’énergies alternatives, les socialistes proposent le rétablissement de la TIPP flottante et un prélèvement exceptionnel sur les entreprises qui bénéficient de la hausse du prix de l’essence.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les nouveaux défis du pétrole, je vous invite à visiter l'excellente exposition en ligne de la Cité des Sciences et de l'Industrie.
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Lundi 19 septembre 2005 1 19 /09 /Sep /2005 00:00
Daniel Boys, pourquoi avoir crée votre blog ?
 
Les représentants de la population sont délégataires d’un mandat que leur ont confié les électeurs mais l’expression démocratique ne s’arrête pas à l’élection. Créer un site Internet d’information n’est pas dénué d’intérêt, mais manque cruellement de possibilité d’expression. Le blog permet l’un et l’autre, c’est pourquoi j’ai choisi d’utiliser ce nouvel outil.
 
Votre blog se conçoit dans une volonté d’échange ?
 
Tout à fait. Le blog est complémentaire des lettres et demandes orales que tout homme politique reçoit. C’est avant tout un outil de discussion offert à ceux que la chose publique intéresse. Mon objectif est de faire réagir les internautes sur l’actualité aussi bien locale que nationale. A terme, des invités pourront intervenir et lancer des sujets de discussions sur des thèmes variés et non exclusivement politiques comme la culture, l’urbanisme ou les grands sujets de société.
 
Il s’agit donc d’un outil démocratique par excellence ?
 
Sans aller jusque là, je dirais plutôt qu’il s’agit d’un outil qui favorise la démocratie, dans la mesure où l’Internet est un formidable moyen de communication et d’échange des idées. Dans les dictatures qui n’ont pas encore réussi à totalement fermer son accès, c’est le seul espace de liberté qui reste à la population. Mais, que ce soit par manque de formation ou manque de moyens, beaucoup de nos concitoyens se sentent exclus de l’ère numérique. C’est aux pouvoirs publics qu’incombe le rôle de faciliter l’accès aux nouvelles technologies. C’est pourquoi, à Béthune, des efforts considérables ont été entrepris pour la formation à l’informatique des plus jeunes (informatisation des écoles) aux plus âgés (cours d’initiation pour les seniors). Dans le même temps, la mise à disposition gratuite de postes Internet est aujourd’hui une réalité dans les médiathèques, à l’accueil de la mairie ou à la mairie mobile.
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Lundi 12 septembre 2005 1 12 /09 /Sep /2005 00:00
 
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Vendredi 9 septembre 2005 5 09 /09 /Sep /2005 00:00

La reprise de Tolmega par le groupe Hager vient d’être officialisée par Monsieur Francis Vuibert, sous-préfet de l’arrondissement de Béthune.

Le groupe allemand Hager s’est imposé parmi les leaders de la construction de matériel électrique et compte plus de 8000 collaborateurs à travers le monde dont 3500 en France.

L’intérêt de ce groupe mondial pour Tolmega démontre qu’il existe un avenir, malgré la concurrence internationale, pour la production industrielle de notre région.

 

Cette nouvelle met également en lumière le rôle fondamental joué par les partenaires publics dans l’issue de ce dossier. La Ville de Béthune, le député de l’arrondissement, les services de l’Etat ainsi que le Conseil Régional par l’intermédiaire de FINORPA ont travaillé conjointement pour la sauvegarde des emplois du site Tolmega - Béthune.

L’heure est au soulagement et à la joie, tant la menace sur ce site était grande depuis la mise en redressement judiciaire de la société mère Gantois. La Ville de Béthune et le Conseil Régional resteront néanmoins vigilants sur les adaptations prévues, qui doivent concilier aussi bien les intérêts de l’entreprise que ceux des salariés. 

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Jeudi 1 septembre 2005 4 01 /09 /Sep /2005 00:00
Les travaux de doublement de la ligne Béthune - Don Sainghin ont débuté cet été et s’échelonneront jusqu’à la fin de l'année 2008. L’incidence prévue sur le trafic passager sera nulle, excepté lors des vacances scolaires où des aménagements concernant la desserte des gares devront être réalisés (début pour les vacances de Toussaint 2005). Plus d’informations ici.
 
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Mardi 28 juin 2005 2 28 /06 /Juin /2005 00:00

Monsieur le Président,

Chers collègues,

 
Les intervenants de la table ronde de ce matin ont tous souligné que notre façade maritime portuaire est un élément essentiel de l’économie régionale.
 
Avec ses 3 ports de Boulogne, Calais, Dunkerque, elle constitue une plateforme logistique de référence dans le nord-ouest européen pour les échanges entre l’Europe du nord et l’Europe du sud, les échanges transmanche et les échanges avec le reste du monde.
 
A l’heure de la mondialisation des échanges et de l’économie, l’ensemble du territoire de la région Nord Pas-de-Calais peut devenir un immense hinterland de la façade maritime.
 
Conscient de cet enjeu majeur pour notre développement économique et social, le Conseil Régional, par sa politique transports, a déjà préparé notre région à cette mutation profonde de notre économie.
 
Pour mémoire :
 
-           Notre soutien significatif au développement des ports (55 millions d’euros inscrits au CPER 2000 - 2006).
 
-          Notre implication dans le développement et la modernisation des infrastructures de transports permettant de mieux irriguer le territoire régional, que ce soit les infrastructures routières, ferroviaires, les canaux ou les ports fluviaux.
 
-          Notre volonté de favoriser le transport multimodal.
 
-          Notre engagement comme partenaire de VNF pour la mise en place de Seine Nord Escaut, le relèvement des ponts afin de mieux relier par la voie d’eau notre façade maritime et l’Est de notre région aux échanges européens Nord/Sud générés par les grands ports de l’Europe du Nord.
 
Dans ce contexte, chacun de nos 3 ports possède des atouts et des faiblesses :
 
-          Atouts d’abord puisque, par la logique même de leur développement, ils se sont plutôt spécialisés dans une activité : halieutique pour Boulogne, trafic voyageurs transmanche pour Calais et fret pour Dunkerque.
 
-          Atouts parce qu’ils représentent un potentiel économique de première importance pour la région, ne serait-ce que pour le nombre d’emplois.
 
-          Atouts parce qu’au moins pour deux d’entre eux ils sont leaders sur le plan européen.
 
 -          Faiblesses ensuite dans la mesure où chacun des ports pris séparément n’a pas la masse critique technique, commerciale et financière suffisante face aux grands ports de l’Europe du Nord que sont Zeebrugge, Anvers ou Rotterdam. Faiblesse aussi dans la mesure où ils développent aussi des activités concurrentielles.
 
La délégation de la gestion des deux ports non autonomes de Calais et Boulogne aux collectivités locales ou territoriales constitue un enjeu stratégique de première importance puisqu’elle peut nous permettre de rendre cohérente et efficace une politique portuaire, trop individualisée, trop parcellisée.
 
Pour ce qui concerne les deux ports de Boulogne et de Calais, les enjeux dépassent le niveau régional et à fortiori le niveau de l’agglomération.
 
Une délégation des ports aux seules intercommunalités n’est pas à la dimension des enjeux économiques et stratégiques eurorégionaux que représentent ces ports pour l’ensemble de la région mais aussi de la France.
 
Mais surtout le nouveau contexte financier issu des lois de décentralisation, l’incertitude sur l’avenir des contrats de plan qui permettraient des financements croisés, le désengagement de l’Etat, l’assèchement des fonds européens et le recentrage de la région et des départements sur leurs compétences risque de voir les intercommunalités incapables de financer seules les investissements nécessaires à la modernisation et au développement de ces ports.
 
C’est le regroupement des forces de la région, du département et de l’agglomération au sein d’un syndicat mixte pour chacun des deux ports, qui permettra de mobiliser les financements nécessaires provenant des différentes collectivités et de gérer de façon collective les retombées économiques attendues. Cette solution a l’avantage d’associer toutes les parties prenantes aux décisions mais aussi de prendre en compte les intérêts locaux au sein d’une réflexion globale régionale.
 
La situation des deux ports est différente : Calais est excédentaire avec des infrastructures en bon état alors que Boulogne est déficitaire avec des infrastructures dégradées dont la remise en état est coûteuse (110 millions d’euros).
 
La faiblesse de la dotation de décentralisation (moins de 5 millions d’euros par an pour les deux ports) ne nous permettra pas de faire face à la totalité des besoins pour la rénovation et le développement des ports. C’est pourquoi, avant transfert au concédant, il nous faudra demander à l’Etat de participer au financement de la remise en état des infrastructures dont il avait la charge et qu’il n’a pas assumé.
 
Bien sûr, notre engagement en faveur des ports a un coût, mais il est cohérent avec notre politique économique et notre politique de transports. Face à une concurrence européenne de plus en plus forte, avec des entités fortement structurées que sont Zeebrugge, Anvers et Rotterdam, puissantes sur le plan financier, économique et commercial, il faut utiliser l’opportunité de la décentralisation pour pallier aux faiblesses de notre façade portuaire éclatée en trois unités qui ne luttent pas à armes égales avec leurs concurrents de l’Europe du nord.
 
Une conférence portuaire associant les trois ports est la structure de développement qui semble la mieux à même de répondre à ce nécessaire besoin de synergie sans lequel nos trois ports continueront de parler de manière isolée et peu efficace dans le concert des grands ports nord européens.
 
Un tel organisme de coopération doit avoir pour mission :
 
-          D’être un lieu d’échange et de concertation pour dégager à moyen terme les points forts spécifiques et complémentaires de chacun des ports, tout en conservant pour chacun d’eux sa capacité d’initiative en relation avec son environnement géographique et économique.
 
-          De mutualiser les moyens techniques, financiers et commerciaux seuls gages d’une compétitivité conquérante pour remporter de nouveaux marchés.
 
-          De rechercher une réduction des coûts de fonctionnement de chaque port par une gestion pour une action commerciale d’envergure.
 
 
L’ouverture de la région Nord Pas-de-Calais aux échanges européens et internationaux par l’intermédiaire d’un façade maritime cohérente où tous les acteurs mutualisent leur moyens sera à terme vecteur d’activités nouvelles et de richesses.
 
C’est là un enjeu majeur pour notre territoire. Nous sommes certainement à un nouveau tournant de notre histoire économique. La mondialisation des échanges, le raccourcissement des distances par le développement et la modernisation des infrastructures de communication font que notre région Nord Pas-de-Calais par sa situation géographique, ses infrastructures de transport, son potentiel humain a tous les atouts pour devenir un pole majeur de développement au Nord de l’Europe.
 
Rappelons nous que l’aire métropolitaine Lilloise avec son formidable dynamisme économique est à 80 kms de notre façade maritime, ce qui n’est en fait que la dimension des plus grandes conurbations mondiales.
 
Face à cet enjeu stratégique majeur pour notre avenir la région Nord Pas-de-Calais doit prendre toute sa place dans la mise en œuvre de cette nouvelle dynamique.

 

 

 

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Lundi 27 juin 2005 1 27 /06 /Juin /2005 00:00

Monsieur le Préfet,

 

Les mesures relatives à l’octroi d’un crédit de taxe professionnelle ne s’appliquent ni au bassin d’emploi de Béthune/Bruay ni à celui du Cambrésis qui se sentent injustement exclus d’un dispositif visant à redynamiser les territoires en grandes difficultés d’emploi.

 Pourtant ces deux bassins d’emploi présentent deux critères d’éligibilité parmi les trois critères retenus :

 

 -        Un taux de chômage supérieur de deux points à la moyenne nationale,

-         Un taux d’emploi industriel d’au moins 10 %.

Leur seul défaut est de ne pas être parmi les 20 zones connaissant la plus faible évolution de l’emploi salarié depuis quatre ans.

 

Comment l’Etat, au travers de la froide et inhumaine logique des statistiques,  peut-il considérer que ces deux zones présentent une bonne santé économique et sociale alors que le Cambrésis souffre de la fin des quotas textiles, que le Béthunois-Bruaysis s’apprête à subir la suppression de  410 emplois sur le site d’Arcelor à Isbergues et de 700 emplois sur le site de la Françaises de Mécanique à Douvrin.

L’exclusion de ces deux arrondissements de toute mesure d’aide à des secteurs en grande difficulté est ressenti par les ouvriers, les cadres, les élus, les chefs d’entreprise comme un nouvel abandon par un Etat qui en parole se dit pourtant soucieux de développer l’emploi.

C’est pourquoi, Monsieur le Préfet,  au nom du Groupe Socialiste, je vous demande de bien vouloir intervenir auprès de Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances pour que le Cambrésis et le Béthunois-Bruaysis soient éligibles au titre des zones d’emploi pour lesquelles les restructurations industrielles risquent d’altérer gravement la situation de l’emploi, ce qui est le cas de ces deux secteurs.

 

Monsieur le préfet, en tant que représentant de l’Etat vivant dans la région, vous n’êtes pas sans connaître la réalité de ces deux territoires. C’est pourquoi, j’espère que vous saurez être un interlocuteur persuasif auprès du ministre afin que les élus, les acteurs économiques et sociaux retrouvent confiance dans un Etat dont ils se sentent à juste titre incompris.   

 
Par Daniel Boys - Publié dans : Archives 2005-2009
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