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A défaut d’être un Homme d’Etat, Sarko se voulait être un spécialiste de la communication politique. Aujourd’hui, force est de constater que son artillerie lourde médiatique n’en finit pas de se gripper...
La reprise de Tolmega par le groupe Hager vient d’être officialisée par Monsieur Francis Vuibert, sous-préfet de l’arrondissement de Béthune.
Le groupe allemand Hager s’est imposé parmi les leaders de la construction de matériel électrique et compte plus de 8000 collaborateurs à travers le monde dont 3500 en France.
L’intérêt de ce groupe mondial pour Tolmega démontre qu’il existe un avenir, malgré la concurrence internationale, pour la production industrielle de notre région.
Cette nouvelle met également en lumière le rôle fondamental joué par les partenaires publics dans l’issue de ce dossier. La Ville de Béthune, le député de l’arrondissement, les services de l’Etat ainsi que le Conseil Régional par l’intermédiaire de FINORPA ont travaillé conjointement pour la sauvegarde des emplois du site Tolmega - Béthune.
L’heure est au soulagement et à la joie, tant la menace sur ce site était grande depuis la mise en redressement judiciaire de la société mère Gantois. La Ville de Béthune et le Conseil Régional resteront néanmoins vigilants sur les adaptations prévues, qui doivent concilier aussi bien les intérêts de l’entreprise que ceux des salariés.
Les travaux de doublement de la ligne Béthune - Don Sainghin ont débuté cet été et s’échelonneront jusqu’à la fin de l'année 2008. L’incidence prévue sur le trafic passager sera nulle, excepté lors des vacances scolaires où des aménagements concernant la desserte des gares devront être réalisés (début pour les vacances de Toussaint 2005). Plus d’informations ici.
Monsieur le Président,
Chers collègues,
Monsieur le Préfet,
Les mesures relatives à l’octroi d’un crédit de taxe professionnelle ne s’appliquent ni au bassin d’emploi de Béthune/Bruay ni à celui du Cambrésis qui se sentent injustement exclus d’un dispositif visant à redynamiser les territoires en grandes difficultés d’emploi.
Pourtant ces deux bassins d’emploi présentent deux critères d’éligibilité parmi les trois critères retenus :
- Un taux de chômage supérieur de deux points à la moyenne nationale,
- Un taux d’emploi industriel d’au moins 10 %.
Leur seul défaut est de ne pas être parmi les 20 zones connaissant la plus faible évolution de l’emploi salarié depuis quatre ans.
Comment l’Etat, au travers de la froide et inhumaine logique des statistiques, peut-il considérer que ces deux zones présentent une bonne santé économique et sociale alors que le Cambrésis souffre de la fin des quotas textiles, que le Béthunois-Bruaysis s’apprête à subir la suppression de 410 emplois sur le site d’Arcelor à Isbergues et de 700 emplois sur le site de la Françaises de Mécanique à Douvrin.
L’exclusion de ces deux arrondissements de toute mesure d’aide à des secteurs en grande difficulté est ressenti par les ouvriers, les cadres, les élus, les chefs d’entreprise comme un nouvel abandon par un Etat qui en parole se dit pourtant soucieux de développer l’emploi.
C’est pourquoi, Monsieur le Préfet, au nom du Groupe Socialiste, je vous demande de bien vouloir intervenir auprès de Monsieur le Ministre de l’Economie et des Finances pour que le Cambrésis et le Béthunois-Bruaysis soient éligibles au titre des zones d’emploi pour lesquelles les restructurations industrielles risquent d’altérer gravement la situation de l’emploi, ce qui est le cas de ces deux secteurs.
Monsieur le préfet, en tant que représentant de l’Etat vivant dans la région, vous n’êtes pas sans connaître la réalité de ces deux territoires. C’est pourquoi, j’espère que vous saurez être un interlocuteur persuasif auprès du ministre afin que les élus, les acteurs économiques et sociaux retrouvent confiance dans un Etat dont ils se sentent à juste titre incompris.
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