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Article Voix du Nord du 05/10/11.
PRIMAIRE SOCIALISTE |
En campagne pour la primaire dans le Pas-de-Calais, Martine Aubry est allée à la rencontre de « métallos » de la société APERAM (ex-Arcelor-Mittal) sur lesquels pèsent de lourdes menaces. Conséquence : on a parlé réindustrialisation et sidérurgie sans langue de bois.
En matière de mot de bienvenue, d'ukulélés et de collier de fleurs, on a déjà vu plus chaleureux. La scène se tient à la bourse du travail d'Isbergues, hier midi. Martine Aubry est arrivée depuis quelques minutes. À peine assise. Patrick Ramecot, secrétaire CFDT du comité d'entreprise de la société APERAM, lâche ses mots comme des coutelas : « Je m'interroge sur la véritable raison de votre présence ici. Depuis la venue de M. Hollande en 2005, nous avons perdu 566 emplois. Cette année, on nous annonce un PSE de 233 emplois. Il ne sera pas nécessaire de revenir nous voir en 2017, parce qu'à ce rythme, il n'y aura plus d'emplois. » Martine Aubry est venue parler réindustrialisation ? Elle est servie. Confrontée à la souffrance d'un peuple industriel qui doute souvent de sa gauche.
La candidate au poste suprême semble accuser le coup (« Ça me fait un peu mal »), la sensation ne dure pas : « Oui, je suis en campagne pour la présidentielle. J'ai choisi le Pas-de-Calais pour parler de l'emploi. Je peux comprendre votre colère, ne vous trompez pas d'adversaire. » La maire de Lille embraye en affirmant sa volonté de développer des filières de type automobile-sidérurgie. Elle martèle sa volonté de maintenir, voire de réintroduire, l'industrie en France : « Sans industrie, il n'y a pas de grande économie. Un pays comme la France ne peut pas devenir un pays musée avec des hôtels, du tourisme et de la culture. » Et de citer l'exemple d'Altadis à Lille repris par Décathlon.
Avec conviction, la candidate déroule son programme notamment avec la création d'une banque publique d'investissement. Quant aux licenciements : « On va les rendre plus coûteux pour les entreprises qui ont de l'argent. » En attendant ces lendemains qui chantent, Martine Aubry a su aussi rendre hommage au passé. En début de matinée, elle était à Bruay-La Buissière, pour déposer une gerbe de fleurs sur une stèle dédiée aux mineurs. « Chacun sait ce qu'on doit aux mineurs », lance-t-elle. « Si vous êtes élue, vous n'oublierez pas les gueules noires », répond en écho un ancien mineur syndicaliste.
Des gueules noires qui, à Liévin, cette fois, ont pu voir François Hollande début septembre. Le grand favori des sondages ?
Martine Aubry n'est pas tout à fait de cet avis : « La commission des sondages affirme que ces chiffres sur la primaire socialiste n'ont aucun sens. On ne sait pas qui va aller voter. Les seuls sondages qui comptent sont ceux qui disent que je suis en capacité de battre Nicolas Sarkozy.
On me donne 58 % au second tour de la présidentielle contre 42 % pour lui. Ça me suffit largement. » •
Les dernières semaines ont vu à juste titre les habitants de la cité des cheminots s’opposer au projet du bailleur et je veux leur apporter mon total soutien dans leur bras de fer avec ICF.
Il est vrai que les dernières constructions rue de Vimy et rue de lorette sans caractère sur le plan architectural, avec des jardins peau de chagrin sont une insulte à l’esprit de cité jardins dans lequel la cité a été construite dans les années 1930.
Avec la cité jardins de Suresnes dans la banlieue parisienne elle est un des rares exemples français de ce riche patrimoine immobilier ouvrier construit avant la 2ème guerre mondiale. A ce titre nous avons le devoir de nous opposer à tout projet qui privilégie, comme c’est le cas dans le projet ICF, rentabilité foncière à tout prix au mépris de la valeur patrimoniale du site et à la qualité de vie de ses habitants.
La colère des habitants à l’égard d’ICF est légitime puisqu’avec l’affichage du permis de démolir ils ont été mis devant le fait accompli, mais elle souligne aussi l’échec d’une soi-disant démocratie participative incapable d’associer en amont les citoyens au devenir de leur quartier.
La démocratie participative est difficile à mettre en œuvre, mais elle fonctionne quand elle n’est pas un simple outil de communication, comme c’est le cas aujourd’hui, et lorsque chacun à sa place participe à la décision collective.
Pour ramener la sérénité, je demande solennellement à la majorité municipale d’annuler le permis de démolition et de redémarrer une réflexion collective sur l’avenir de la cité en associant étroitement les habitants à la prise décision.
Au même titre que le centre ville, la cité des cheminots est un élément important de notre patrimoine et nous devons prendre le temps pour que cette période de notre histoire et de l’émancipation ouvrière ne soit à tout jamais défiguré.
Jeunes, actifs, retraités, étudiants, sportifs, demandeurs d'emploi, syndicalistes... Soutenons la candidate du changement!
article de l'AFP, du 04/10/11 :
ISBERGUES (Pas-de-Calais) — Martine Aubry, candidate à la primaire PS, a assuré mardi à Isbergues (Pas-de-Calais) qu'elle préparait une nouvelle politique industrielle à mettre en oeuvre dès la victoire de son camp aux présidentielles et proposé des mesures pour freiner les fermetures d'usine.
"Il n'y a plus de politique industrielle aujourd'hui", a accusé Mme Aubry. "Or sans industrie, il n'y a pas de grande économie. Un pays comme la France ne va pas devenir un pays musée, avec (seulement) des hôtels, du tourisme et de la culture", a-t-elle indiqué lors d'une visite dans le bassin minier du Pas-de-Calais.
"Si nous gagnons en mai, je pense qu'il faudra déjà qu'on ait préparé les choses dans le domaine industriel. On ne va pas attendre que la croissance revienne pour créer des emplois !", a-t-elle expliqué lors d'une rencontre avec des syndicats d'Aperam (groupe ArcelorMittal), où plus de 1.000 emplois ont été supprimés ces six dernières années.
"L'automobile, sidérurgie comprise, sera l'une des premières filières que nous allons travailler au niveau national", a-t-elle assuré, ajoutant qu'elle avait des contacts avec la direction de PSA et Renault, mais se préoccupait également des sous-traitants.
Mme Aubry prône ainsi la création d'une banque publique d'investissement pour distribuer les crédits de l'Etat et une réforme des mesures actuelles de soutien à l'industrie, selon elle trop favorables aux grands groupes.
Par ailleurs, la maire de Lille a proposé deux mesures pour freiner les plans sociaux et délocalisations. Elle a ainsi prôné de "rendre beaucoup plus coûteux le licenciement pour les entreprises qui ont de l'argent, pour qu'elles y réfléchissent à deux fois".
Ensuite, elle a estimé qu'il faudrait que les salariés qui proposent un projet alternatif à un plan social, afin de faire perdurer le site et de maintenir des emplois, "aient la possibilité de saisir le tribunal pour mettre sous tutelle une entreprise, avec un administrateur provisoire pour examiner leur proposition".
"L'entreprise ne pourra alors rien décider tant que l'expertise (qui démontre la validité du projet des salariés, NDLR) n'a pas été vérifiée par le tribunal, pour qu'on puisse empêcher une fermeture ou une délocalisation d'une entreprise qui peut fonctionner en France", a-t-elle expliqué.
Lors de sa visite, Mme Aubry a été prise à partie par un syndicaliste CFDT, qui a crié "l'amertume" et le sentiment d'abandon des salariés d'Aperam, confrontés à un nouveau plan supprimant 230 emplois, et dénoncé le "retard à l'allumage" du PS et du PCF qui n'ont pas, selon lui, soutenu un plan alternatif pour le site.
"Venant d'une organisation dans laquelle j'ai milité pendant vingt ans, ça fait un peu mal", a répondu la candidate aux primaires socialistes. "Mes combats sont les vôtres", a-t-elle ajouté, mentionnant le soutien apporté aux salariés de Moulinex ou du cigarettier Altadis à Lille.
Parmi ses objectifs, Martine Aubry, qui a récemment signé l'appel pour la « mobilisation générale pour le logement » de la Fondation Abbé Pierre, a rappelé qu'elle prévoyait la construction annuelle de 150 000 logements sociaux, pour un coût de un milliard par an. Pour les nouveaux programmes immobiliers de plus de 15 logements, elle souhaite mettre en place une mixité sociale renouvelée, à raison d'un tiers de logement social, un tiers d'accession sociale à la propriété et un tiers de privé. Elle a souligné l'amélioration considérable de la qualité de vie dans ces logements, prenant exemple sur son expérience dans la communauté urbaine de Lille.
Martine Aubry a en outre souhaité que la loi SRU instaurant le principe de 20% de logements sociaux dans les villes « soit réellement appliquée », regrettant la faiblesse des sanctions existant actuellement. Elle a enfin exprimé ses plus grandes craintes quant à « un hiver catastrophique » en matière d'hébergement d'urgence, remarquant qu'« on ne peut pas être un des pays les plus développés du monde et continuer à laisser tant d'hommes et de femmes dans la rue ».
Dominique Dupilet, président du conseil général du Pas de Calais apporte son soutien à Martine Aubry "je soutiens Martine pour son expérience ministérielle, la proximité de Lille, mais aussi parce que c'est quelqu'un qui ne lâche pas, et maintenant, pour la France, je pense que le temps des femmes est arrivé »
L'intervention complète de Dominique Dupillet sur :
http://www.deltafm.fr/actu/actu.php?id=18656&zone=
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