Partager l'article ! RETOUR SUR LE MEETING DU 5 JUIN: Une fin de campagne la rose au coeur pour Daniel Boys qui se pose en rassembleur &nbs ...
À défaut d'une rose sur ses bulletins de vote, Daniel Boys en garde une dans le coeur. Le candidat divers gauche exclu du PS l'a brandie mardi soir au meeting de clôture de sa campagne qui a de nouveau rempli le foyer Albert.
PAR CHRISTIAN LARIVIÈRE
bethune@info-artois.fr
Ceux qui étaient partis deux cents le 21 mars ne se sont pas, comme dans « Le Cid », retrouvés deux mille en arrivant au port pour l'ultime réunion publique mais les supporters de la soirée de lancement étaient encore là à la soirée de clôture. À commencer par le comité de soutien dans lequel on a entendu Bernard Cauche, un cancérologue du centre Oscar-Lambret domicilié à Lestrem où il pratique la randonnée dans le club présidé par Monique Dambrune.
Puis le poète instituteur Dominique Sampierro, puis Didier Bauchet, délégué syndical CGT chez Bosal qui a reproché au député sortant de ne pas avoir levé le petit doigt lors de la fermeture de l'usine. Et l'ancien inspecteur Pierre Frackowiak, un Liévinois estimant que la majorité de François Hollande « a besoin de députés libres, sachant réfléchir seul », que « le Pas-de-Calais a besoin d'oxygène, son paysage politique ayant de quoi désespérer les citoyens. » Quant au secteur béthunois, « dont l'image s'est beaucoup dégradée, il a besoin de clarté. »« Nous n'aurons pas la rose sur notre bulletin de vote, mais nous l'avons dans notre coeur », a conclu Daniel Boys au terme d'un discours dont il a prononcé les derniers mots devant un auditoire qui lui a réservé une « standing ovation ». Un discours avec de belles périodes oratoires au fil duquel il s'est posé en meilleur rassembleur pour battre au second tour un André Flajolet « qui cache son étiquette UMP » pensant faire oublier qu'il a voté des lois antisociales. « En 2002, en 2007, la gauche a perdu la circonscription parce que Jacques Mellick a été incapable de rassembler les forces de gauche au deuxième tour », avait-il attaqué. « Stéphane Saint-André, qui a fait une alliance contre nature avec l'UMP qui a cinq élus UMP dans sa majorité et dont l'un d'entre eux est suppléant du député sortant ne peut ni incarner la gauche ni espérer la rassembler », a-t-il poursuivi en voyant dans le maire de Béthune un candidat se raccrochant comme un naufragé à la dérive à l'étiquette du PS sans laquelle il n'est rien. Quant à Alain Delannoy et Raymond Gaquère, qui se sont prévalus d'un soutien mensonger du président du conseil général et « tentent de se raccrocher à une étiquette sans laquelle ils n'existent pas, ils sont les prête-noms de Jacques Mellick et, pour cette raison, sont dans l'incapacité de rassembler la gauche au second tour. »