Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 09:17
Depuis fin janvier , les salariés de Bridgestone négocient des augmentations de salaire que la direction leur refuse alors que la société a renoué avec des résultats positifs.

Je m’étonne de ce refus alors que Michelin dans le même contexte a accordé des augmentations correspondant à l’évolution de l’indice INSEE .

Cette meilleure santé, l’entreprise la doit aux sacrifices des employé , qui en 2009 au cœur de la crise de l‘automobile et des équipementiers, ont choisi d’accepter le chômage partiel pour aider l’entreprise à passer un cap difficile. Ils ont ainsi montré leur sens des responsabilités, plaçant la défense de l’outil de travail avant leur intérêt personnel.

Demander des sacrifices aux salariés quand l’entreprise va mal et refuser de partager les fruits du redressement dont ils ont été les artisans relève d’un mépris à l’égard du monde du travail auquel on demande toujours plus et auquel on donne toujours moins. L’attitude de Bridgestone est à l’image de tous les grands groupes industriels , qui après avoir été responsables de la crise, continuent la même politique qui consiste à privilégier les actionnaires au détriment des salariés, politique injuste socialement et inefficace économiquement.

Qui plus est, utiliser le contexte de chômage croissant , les difficultés que rencontrent les plus modestes pour faire pression sur les salaires témoigne d’un profond cynisme. C’est parce que je crois que redonner du pouvoir d’achat aux plus modestes, c’est relancer la consommation, c’est retrouver de la croissance et donc de l’emploi, c’est parce que je crois que l’efficacité économique ne peut se conjuguer qu’avec justice sociale que je soutiens la grève des salariés de Bridgestone pour leurs légitimes revendications salariales.

 Daniel BOYS

Par Daniel Boys - Publié dans : Dans le Béthunois
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