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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 16:05


On s’habitue à tout, parait-il. Mais sûrement pas aux suppressions de postes dans l'académie de Lille. Voilà encore 687 postes d’enseignants qui manqueront à l’appel de la prochaine rentrée scolaire.   

La justification de ce qu’il faut bien appeler une saignée du système éducatif dans notre région est toujours la même. « Les effectifs des élèves baissent, il est donc logique que le nombre des enseignants soit reconsidéré en conséquence» nous explique le Ministère de l’Education Nationale. Sauf que, une nouvelle fois, c’est une équation bien étrange qui est ici appliquée. Une équation dont l’inconnue ne nous est que trop connue :  

- 1,86 % du nombre d’élèves + une bonne dose de sarkozysme = - 2, 54 % d’enseignants. 

Et c’est ce même Ministère qui, dans son indicateur des difficultés sociales, classe notre région en dernière position dans la métropole ! Allez comprendre ! Nous concentrons les problèmes et pourtant, dans le même temps, les moyens nécessaires pour nous en sortir sont peu à peu, année après année, supprimés.  

Les lycées du Béthunois seront tout particulièrement touchés. Blaringhem, Malraux et Yourcenar n’échapperont pas aux coupes sombres. Pour ce dernier, la situation est plus grave encore ; c’est une classe de seconde générale qui sera supprimée mettant ainsi en péril la vocation généraliste du lycée.  

En tant que Conseiller Régional, membre du Conseil d’administration de ces trois lycées, je veux dire ma colère. Il en est assez de ces coups bas envers un territoire qui a besoin d’être soutenu plutôt que d’être enfoncé. Il en est assez de cette politique depuis 5 ans qui, en principe, prône l’éducation et, en réalité, pratique la casse systématique. Il en est assez des cadeaux fiscaux à ceux qui n’en ont pas besoin tandis qu’on demande toujours plus d’efforts à ceux qui manquent de tout.  

Je veux dire aussi aux enseignants ma solidarité. Ce sont eux qui, en première ligne, payent les conséquences des décisions stupides : classes surchargées, heures supplémentaires imposées, politique éducative à l’abandon, budgets en baisse et élucubrations du petit Nicolas en hausse. 

Au final, tout cela nous laisse un goût amer. Celui d'une formidable opportunité gâchée. En effet, le seul maintien des enseignants en place aurait permis à notre région de récupérer, en quelques années, son lourd déficit d’encadrement. En lieu et place, nous devons au gouvernement d’être la région championne toutes catégories des suppressions de postes.  

Il est des podiums où l'on se garderait bien de figurer.

Par Daniel Boys - Publié dans : Archives 2005-2009
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 11:26

Vous trouverez, en fichiers joints à ce post, un article paru  dans le magazine URBANISME consacré au rôle de la culture dans les requalifications urbaines. Bonne lecture !  


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Par Daniel Boys - Publié dans : Archives 2005-2009
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 16:33

Monsieur le Président, chers collègues,

   La Convention TER 2008 – 2014 trace pour les 7 ans à venir les modalités de mise en œuvre par la SNCF de nos ambitions en matière de transport ferroviaire des voyageurs.
 
Elle confirme ainsi le choix du rail engagé par notre institution depuis maintenant 30 ans. A travers l’offre de service que contient cette convention, ce sont 2 grands objectifs du schéma régional des transports qui sont poursuivis :
 
-        répondre aux besoins de mobilité des personnes dans un territoire où l’extension des aires urbaines intensifie les déplacements pour favoriser l’accès au travail, aux services, aux loisirs et à la culture.
 
-        assurer cette mobilité tout en respectant les principes de développement durable.
 
 
C’est dans cet esprit que le TER est défini comme l’épine dorsale de la mobilité régionale. Dans une région de 200 Kms de long et 100 kms de large, caractérisée par une aire métropolitaine centrale et des territoires dispersés aux identités différentes, structurés autour de villes centres jouant le rôle de métropoles secondaires, unir le territoire par le rail répond à une triple volonté :
 
-        redonner une unité à notre région en désenclavant les territoires isolés par leur maillage avec l’aire métropolitaine.
 
-        répondre par la mobilité des biens et des personnes au désir de redynamisation de ces territoires
 
-        respecter les enjeux du développement durable.
 
C’est donc une région multipolaire qui se construit avec comme objectifs : la réduction des temps de parcours, la capacité et la fréquence. Pour cela il nous faut :
 
-        améliorer l’accès à la métropole lilloise en poursuivant le rapprochement avec Lille des agglomérations éloignées grâce au TER GV.
 
-        accompagner le développement de l’aire urbaine centrale par la mise en place d’un réseau cadencé type RER entre Lille et l’arc sud.
 
-        Favoriser l’accès aux transports en commun dans les territoires et développer l’intercommunalité.
 
-        Développer un système de transport permettant d’unifier l’arc sud en s’appuyant sur le réseau ferroviaire et les transports en commun en site propre.
 
-        Renforcer les liaisons entre les poils régionaux du montreuillois, Arrageois, Ternois, Cambrésis, Valenciennois et Sambre Avesnois.
 
La mise en œuvre de cette stratégie suppose une offre de service adaptée, ce qui est l’objet de la présente convention mais aussi et surtout une modernisation de l’infrastructure ferroviaire condition sine qua none de l’amélioration de l’offre service. 
 
L’exemple du Béthunois / Bruaysis est à cet égard éloquent.
 
Avec le doublement de la voie ferrée entre Béthune et Don Sainghin, la nouvelle convention TER va permettre au Béthunois / Bruaysis d’être mieux relié à la métropole en terme de temps de parcours réduit, de fréquence plus élevée des trains aux heures de pointe.
 
Grâce à la mise en place d’un pole d’échange sur le site de la gare de Béthune, c’est tout un territoire que se trouve désenclavé et irrigué par le dynamisme de la métropole lilloise, ce sont des usagers nouveaux qui délaisseront la voiture au profit des transports collectifs contribuant ainsi au désengorgement routier de la métropole et à la réduction de l’émission des gaz à effet de serre.
 
Mais le levier qui a permis cette amélioration de l’offre de service a été l’engagement décisif de la Région pour réaliser les travaux de doublement sans lesquels rien n’était possible.
 
Vous vous souvenez certainement, trop dirent certains, des débats récurrents dans cette assemblée, de la mobilisation des usagers et des élus locaux pour obliger l’Etat à honorer ses engagements du précédent contrat de plan Etat – Région. Il aura fallu la mise en demeure de la Région pour qu’enfin les moyens de l’Etat soient mobilisés afin de moderniser cette infrastructure qui pénalisait un territoire de 300 000 habitants.
 
Epoque bénie que celle du précédent contrat de plan ou l’Etat, au moins au niveau des ses engagements, avait des ambitions même si les moyens n’étaient pas toujours au rendez-vous.
 
Aujourd’hui dans le nouveau contrat de projet 2007 – 2013 l’engagement de l’Etat sur le volet ferroviaire est réduit à la portion congrue de 122 millions d’euros quand la région, elle, se situe à 841 millions.
 
Avec cette défaillance de l’Etat la Sambre Avesnois, le Saint-polais, le Cambrésis, le Montreuillois et le secteur côtier ne peuvent compter que sur la Région pour désenclaver leurs territoires, retrouver du dynamisme économique et répondre à l’aspiration de leurs populations pour un environnement de qualité.
 
Avec l’emprunt régional de 1 milliard d’euros, la région s’est donnée les moyens de ses ambitions ou mieux encore les moyens pour une ambition de nos populations.
 
Mais le comble c’est que nous sommes victimes de la double peine : nous finançons les infrastructures ferroviaires pour le compte de l’Etat dont c’est la compétence, et RFF nous reloue sans contrôle de notre part les mêmes infrastructures sous forme de mise à disposition des sillons.
 
A l’heure ou la SNCF choisit de réduire le nombre des TGV s’arrêtant à Calais, à l’heure où elle envisage de faire l’impasse sur l’arrêt à Lille des TGV vers Cologne et Amsterdam alors que nous avons participé au financement des infrastructures, il ne faudrait pas que notre investissement devienne un marché de dupes.
 
A cet égard la maitrise des sillons et  le coût des péages seront l’enjeu majeur pour le développement de l’offre de service.
 
Enfin, lors du Grenelle de l’Environnement, l’Etat a annoncé comme priorités la réduction des gaz à effet de serre, le développement des énergies renouvelables et des modes de transports alternatifs au tout routier. Il ne peut laisser les collectivités territoiales seules devant cette responsabilité à moins de penser que l’Etat aurait définitivement baissé les bras pour ne se livrer qu’a de l’agitation médiatique.
 
Comme nous l’avons fait pour l’ANRU, une convention de développement durable avec l’Etat prenant en compte le volet mode de transports alternatifs voie d’eau et voie ferrée serait de nature à afficher une réelle ambition partagée pour un aménagement durable de notre territoire.
 
Je vous remercie de votre attention.  
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 16:41
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Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /Fév /2008 11:21

4, 9 milliards d’euros. C’est la somme qu’aurait fait perdre à la Société Générale un jeune trader de 31 ans, Jérôme Kiervel. Une somme si gigantesque qu’elle en parait totalement abstraite pour le commun des mortels. Heureusement, Libération nous éclaire : 4,9 milliards d’euros c’est  « 1 an de RMI, soit une aide pour 2 millions de personnes, 1 an d’aide à l’Afrique fournie par l’Union européenne, 1 an de crédit pour la reforestation, 107 267 montres Patek Philippe, comme celle offerte par Carla Bruni à Nicolas Sarkozy, ou encore près de 36 millions de paires de Ray-Ban Aviator, les lunettes favorites du président ».

 

Selon la Société Générale, son employé, apparemment grisé par un besoin de reconnaissance et accessoirement motivé par une prime pouvant aller jusqu’à 300 000 Euros, serait le seul et unique fautif. L’histoire parait simple ; nous avons une victime : la Société Générale, un dommage : 4,9 milliards, un mobile : l’appât du gain et un coupable : Jérôme Kiervel. Un coupable un peu trop idéal, peut-être ? 

 

Bien entendu, la fraude du jeune trader ne fait guère de doutes. L’intéressé l’a reconnu en garde à vue tout en précisant que son cas était tout sauf isolé. Il semblerait, en effet, que le contournement des procédures de sécurité internes soit devenu le sport préféré des traders de la Société Générale.
 
A l’image du générique de la série des années 60 « Mission impossible », la direction feint aujourd’hui de tout ignorer des activités de ses traders. Le contraire aurait été étonnant. Pourtant, le secteur bancaire à connu un précédent. Souvenez-vous de ce trader britannique, Nick Lesson, qui a fait couler la Barings en 1995. Le scandale avait été énorme, ce qui prend un relief particulier lorsqu’on s’imagine, si cela est possible, que la Société Générale à perdu près de 3 fois plus que feu la plus vieille banque d’Angleterre. Donc, plus de 10 ans après la Barings, la Société Générale nous explique, sans sourciller, que ses dispositifs de sécurité internes ne valent rien et qu’un homme, seul, peut jouer 50 milliards en bourse sans que celle-ci ne s’en aperçoive. Sommes-nous dans « Mission Impossible » ou « Incroyable mais vrai » ?
 
De deux choses l’une ; soit la Direction ment pour sauver sa peau, soit elle a fait preuve d’un amateurisme et d’une incompétence inouïe. Dans tous les cas, la direction est au moins tout aussi fautive que son employé.
 
Plus généralement, il ne semble pas hors de propos de nous interroger sur le sens que prend le Capitalisme. Sarkozy et son gouvernement, autrement dit le grand enchanteur et ses lutins, veulent nous faire croire qu’il suffit de travailler plus pour gagner plus. Comme si nous vivions encore dans le capitalisme à papa ! En réalité, le salarié ne choisit pas ses horaires et cela fait belle lurette que la prospérité des groupes industriels et commerciaux tient beaucoup plus à leur capitalisation boursière qu’à leur capacité de production. Tout cela est effrayant. A quelques opérations de bourse près, c’est une des plus grandes banques européennes qui faisait faillite. Que les actionnaires se rassurent, aujourd’hui fragilisée, elle sera peut-être rachetée par un des ses concurrents et dégraissée par la même occasion.
 
Jusqu’ici tout va bien…

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Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 13:42

  voeux-copie-4.jpg

 

 

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Vendredi 21 décembre 2007 5 21 /12 /Déc /2007 10:15
Monsieur le Président,
Chers Collègues,
 
 
Vendredi soir, se déroulera la cérémonie de clôture de Valenciennes 2007, capitale régionale de la culture où l’ambition affichée était de faire la culture populaire.
 
Aujourd’hui nous pouvons dire que ce pari culturel préparé en un peu plus d’un an, a été tenu au-delà de toutes espérances, c’est en effet toute une population qui s’est mobilisée autour de ses acteurs culturels pour montrer son désir de renaissance, pour dire que la page du déclin industriel se tournait et qu’un nouvel avenir fait de culture, de savoir, de connaissance était en train de s’écrire.
 
Sans préjuger du succès de la manifestation du 21 décembre, ce seront certainement des milliers de personnes de toutes origines, de toutes conditions sociales, de tous âges qui viendront de tout le territoire pour dire qu’exigence artistique et culturelle peut se conjuguer avec populaire pour peu qu’on s’en donne les moyens.
 
Que le Boulon et son futur centre des arts de la rue et du cirque soit chef d’orchestre de cette manifestation est emblématique du renouveau de ce territoire. Personne n’aurait imaginé il y a 10 ans que Vieux Condé qui cumulait les stigmates de la récession industrielle serait la cheville ouvrière d’une manifestation culturelle de haut niveau dans la ville centre de l’agglomération.
 
Et pourtant dans une même soirée les plus grands noms des arts de la rue, ces nouvelles formes très populaires de pratiques culturelles, cotoiront l’inauguration d’un beffroi contemporain témoignage de l’inscription de la ville de Valenciennes et de l’agglomération dans la modernité.
 
Les 100 000 visiteurs à l’exposition Pharaon, les milliers de spectateurs du Cadre Noir de Saumur, du concert de l’ONL ou de l’exposition des enluminures ne sont que la face émergée d’une forte mobilisation populaire qui a concerné les villes et villages autour de spectacles, d’expositions, de manifestations conçues par les artistes et acteurs culturels du quotidien. Ils ont trouvé là des moyens supplémentaires pour développer leur action en direction des publics.
 
Les 8 millions d’euros de fonctionnement et les 4 millions d’investissement auront été un formidable levier pour structurer un territoire en équipement phares, pour mettre en mouvement toute une population vers un nouvel avenir, pour créer des solidarités culturelles régionales, pour nouer des partenariats fructueux entre acteurs culturels, artistes, acteurs et association d’éducation populaire.
 
Monsieur le Président, Chers collègues, si j’ai choisi d’évoquer la capitale régionale pour présenter le budget culturel 2008 c’est parce qu’elle est représentative des choix de notre politique culturelle en faveur de l’aménagement culturel des territoires et de la démocratisation de l’accès à la culture.
 
Dans une région marquée par l’absence d’une ville au poids démographique écrasant, par la présence de nombreuses villes moyennes au centre de territoires en profondes mutations, aux identités différentes, il nous faut renforcer la centralité des villes. L’aménagement du territoire passe par ce renforcement.
 
A cet égard Lille 2004, Valenciennes 2007 et demain Béthune 2010 contribuent à l’aménagement culturel du territoire qui est facteur aussi décisif de l’aménagement que la politique de l’habitat, des transports ou de l’économie.
 
Ces capitales culturelles permettent à toute une population de se rassembler dans un projet de territoire reconnu au niveau régional, voir national. La fierté d’une population trop longtemps méprisée au cours des périodes du déclin industriel lui permet de relever la tête et regarder l’avenir avec confiance.
 
Au cours de l’histoire il n’y a jamais eu de renouveau des sociétés sans renaissance culturelle. Par notre politique culturelle nous nous inscrivons dans cette logique qui a commencé en 1974 et dont nous sommes les continuateurs.
 
Par les événements culturels majeurs proposés, par la mobilisation de tous les acteurs pour favoriser l’accès à la culture nous relevons aussi le défi de la démocratisation culturelle. En cela nous nous sommes donnés les moyens de « faire la culture populaire », thème retenu pour cette capitale.
 
Bien sûr on pourrait objecter qu’une hirondelle de capitale régionale ne fait pas le printemps culturel, mais le budget 2008 comme les budgets précédents montre la cohérence de nos choix en faveur de l’aménagement culturel des territoires et de la démocratisation d’accès à la culture.
 
Les choix budgétaires 2008 dans une période de maîtrise de nos finances montrent que nous donnons la priorité à la politique des territoires avec une enveloppe de 650 000 euros pour soutenir prioritairement les quartiers populaires des villes centres mais aussi des territoires ruraux.
 
Le soutien à la création artistique et aux structures permet à ceux qui sont les acteurs majeurs de la vie culturelle régionale de trouver les moyens nécessaires à la création sans laquelle nous ne pouvons développer en imaginaire collectif porteur d’innovation et d’avenir.
 
L’action culturelle en direction de notre jeunesse ne se dément pas puisque nous reconduisons nos politiques d’apprentis et lycéens en Avignon ou au cinéma.
 
Dans une période où la Ministre de la culture dans sa lettre de recommandation aux préfets rappelle la nécessité de la rigueur, du gel des crédits, d’exercice contraint, par le conventionnement avec les compagnies nous nous efforçons de sécuriser les structures culturelles et donc l’emploi. C’est à ce prix que les forces vives de notre vie culturelle pourront œuvrer dans le sens des orientations que nous nous sommes données.
 
Je me souviens du scepticisme, des doutes, des critiques pour les choix que nous avons fait en faveur du Louvre Lens ou de la capitale régionale. D’aucuns pensaient qu’il ne s’agissait que de coups médiatiques ou d’opérations de prestiges au détriment d’une action culturelle en profondeur. Non seulement nous avons maintenu voir développé notre budget culture mais avec les crédits supplémentaires pour le Louvre Lens ou les capitales régionales nous nous sommes donnés des moyens nouveaux pour notre ambition d’une culture partagée par tous de manière égalitaire sut tout le territoire régional.
 
Le succès de ce choix ambitieux pour la capitale régionale se mesure aujourd’hui par le regard envieux de beaucoup de villes pour s’inscrire dans ce dispositif dont ils mesurent à juste titre l’effet démultiplicateur.
 
D’autres régions s’intéressent aussi à ce concept de capitales régionales.
 
Monsieur le Président, chers collègues, quelle meilleure reconnaissance pour nos choix culturels que le bonheur d’une population d’un territoire si longtemps décrié, quelle meilleure reconnaissance que les sollicitations dont nous comme l’objet par d’autres grandes régions.
 
Je vous remercie de votre attention.
 
 
Daniel BOYS
 
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Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 12:30

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Claire et Victor Vasarely ont créé la Fondation Vasarely (Musée didactique de Gordes, 1970-1996 et le Centre architectonique d'Aix-en-Provence, 1976-). Reconnue d'utilité publique en 1971, celle-ci est aujourd'hui menacée de disparition.

Signez la pétition !

www.sauvonslafondationvasarely.fr

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Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /Déc /2007 12:37

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Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /Déc /2007 12:16

 

 

 

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Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /Déc /2007 11:57
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Mercredi 21 novembre 2007 3 21 /11 /Nov /2007 12:35
Un des objectifs du Parti Socialiste : changer la vie des classes populaires 
La première cause du mal de vivre des citoyens des quartiers populaires est le manque crucial d’emplois. Quand ils ont un emploi souvent précaire ou d'éxécutant mal rémunéré, ils souffrent du manque de perspectives d'avenir, de promotion sociale.
Etre chômeur ou érémiste n'est pas un  privilège comme peuvent le penser certains de nos camarades. Personne ne connaît un cadre supérieur,  abandonner son emploi, sa maison et devenir érémiste , habiter en cité HLM ou en foyer
Cette question de l'emploi importante  à laquelle le Parti Socialiste doit savoir répondre concrètement afin que ces citoyens de milieu populaire reprennent confiance à nouveau en notre Parti :
"Quel avenir professionnel durable pour ces citoyens de toutes origines jeunes ou adultes, femmes ou hommes, de faible niveau scolaire avec sans ou peu de qualification suite aux fermetures d'entreprises, aux délocalisations, à la concurrence déloyale des pays émergents, à l'informatisation/robotisation/automatisation des emplois qu'ils auraient pu occuper ? Sont-ils condamnés à être toute leur vie érémistes, employés précaires, chômeurs ou finir leur vie comme SDF ?"
Jean JAURES ne disait-il pas à son époque et cela, à mon avis, est toujours d’actualité avec le développement des nouvelles technologies :  "La vérité  c’est que le machinisme pose à l’ordre social actuel un problème qu’il ne pourra pas résoudre et sans lequel il succombera. Car la machine tend partout à se substituer à l’homme.
Que ferez-vous des salariés ?C’est dire que la Nation sera obligée de proclamer et d’organiser le droit au travail ".
Les visites d’usines effectués par Nicolas SARKOSY ont eu plus d’impact dans le milieu ouvrier que nos débats participatifs. Les résultats électoraux dans les régions ouvrières (Le Nord-Pas-de-Calais,  la Picardie ou la Lorraine) le démontrent 
 
Nous devons constater le peu de participation des classes populaires dans le milieu politique là où se prennent les décisions car à ce jour la sphère politique est réservée à des gens provenant des couches sociales élevées.
Il existe une tendance à vouloir discréditer la valeur de la participation politique des couches les plus populaires.
Les classes populaires votent de moins en moins pour le représentant du Parti Socialiste à l'élection présidentielle ou aux législatives .
Pour rappel, 70% des ouvriers votaient pour François Mitterand alors que 49%des ouvriers et 49% des employés ont voté Ségolène Royal.
Il faut avoir le courage de reconnaître qu'à chaque fois que nous avons gouverné en 1981, 1988 et 1995, nous n'avons pas su, pas pu changer concrètement, transformer la vie des citoyens de milieu populaire : le chômage que l'on n'a pas pu réduire fortement dans les catégories populaires - , des cités de plus en plus nombreuses en difficulté - plus d'échec scolaire car depuis 1994  150 000 jeunes sortant du système scolaire en échec chaque année. Nos réponses n'ont pas toujours été adaptées à ces citoyens jeunes, adultes et anciens de milieu populaire de toutes origines face à leurs souffrances, leur désarroi, leurs attentes concernant leur avenir.
Avant d'évoquer l'égalité réelle des chances, analysons avec lucidité, humanisme, réalisme la réalité du mal de vivre vécu par les citoyens de milieu populaire dans les villes ou les villages : l'emploi (le chômage, la précarité, la promotion sociale, la formation qualifiante et le pouvoir d'achat, les fins de mois difficiles), le sentiment d'abandon, l'échec scolaire , la santé, la protection sociale, la réduction des services publics, les méfaits de la drogue, l'insécurité et les incivilités, les diverses discriminations, l'ennui des jeunes (enfants, adolescents, mineurs, jeunes adultes), la pauvreté, la laicité, l'état des "cités HLM" (le mauvais entretien des immeubles, la saleté, le bruit, les dégradations à répétition, le coût du loyer, problèmes de cohabitation, le manque de suivi des bailleurs sociaux ou privés), ne pas pouvoir accéder à la culture -aux loisirs et au sport, la peur de l'Europe et de la mondialisation. Nous devrons agir simultanément sur tous ces thèmes car les problèmes sont économiques, sociaux, financiers et humains.
C'est un devoir en tant que socialistes de répondre au mal de vivre de cette population. Pour nous socialistes, la pauvreté est intolérable.
 
Notre Parti doit faire un effort pour s'ouvrir aux citoyens des classes populaires en améliorant les conditions d'accueil des adhérents Une large campagne d'adhésion doit être menée non seulement par Internet, mais d'autres moyens doivent être trouvés. Tous les citoyens n'ont pas un ordinateur ou s'ils en possèdent un ne vont pas systématiquement vers les sites politiques. Selon le CREDOC, 24% des ouvriers et 13% des non diplômés sont connectés à Internet.
Notre Parti doit privilégier sa prochaine campagne d'adhésion en direction des  cités HLM et des villages. La dernière campagne a vu affluer en majorité des citoyens diplômés , de milieu favorisé par leur emploi et origine sociale. Un certain équilibrage sociologique s'impose à notre Parti
Notre Parti a nécessité de créer, nous qui prônons la formation tout au long de la vie, un institut de formation dans chaque département. Cela permettra à tous les militants surtout ceux qui n'ont pas eu la chance pour diverses raisons de suivre des études d'acquérir les connaissances utiles pour exercer un mandat électoral ou un poste à responsabilité au PS. Le Parti Communiste a permis à une époque à des ouvriers, des employés, des agents de maîtrise ou des cadres moyens , après formation, d'exercer un mandat électoral : maire, conseiller général ou député.
 
Nous devons marquer, rappeler fortement nos références à nous socialistes que sont Jean Jaurès, Léo Lagrange, Léon Blum, François Mitterand .  Comment avons-nous pu rester inertes, vis-à-vis du monde des salariés et des anciens qui ont combattu durement pour obtenir diverses conquêtes sociales, quand Nicolas SARKOSY a récupéré à son profit Jean Jaurès et Léon Blum dans les usines ou ses meetings ?
La MJS doit aussi s'ouvrir vers l'autre jeunesse, celle qui n'est pas universitaire, celle des des quartiers populaires, les jeunes des lycées professionnels, les jeunes salariés, les apprentis ou ceux en contrats de professionnalisation. Cette autre jeunesse souvent oubliée dans nos discours. 

Changer la vie des quartiers populaires, des classes populaires doit être un des chantiers prioritaires du Parti Socialiste.
 
« L’une des fonctions du socialisme, c’est non seulement de satisfaire les besoins matériels mais de retrouver le sens du bonheur » Léo Lagrange.
 
 

 

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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /Nov /2007 10:55

 

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Lundi 29 octobre 2007 1 29 /10 /Oct /2007 12:11
casque.jpg En raison des travaux sur la ligne, 
les horaires de la ligne 15 sont modifiés 
à compter du 28 octobre 2007 
jusqu’au 7 novembre inclus.
 

Téléchargez les nouvelles fiches horaires
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Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /Oct /2007 09:49
Fut un temps, Nounours envoyait du sable aux enfants pour qu’ils s’endorment. Tout évolue. Désormais, c’est Nicolas qui, pour nous endormir à un moment critique pour l’avenir de notre régime de retraite, nous balance son divorce d’avec Pimprenelle. Décidément, on n’arrête pas le progrès !
 
Il est vrai qu’au moment où les médias philosophent tout haut sur l’amour et le pouvoir, interrogations sans doute bientôt suivies par de croustillants articles sur la nouvelle vie de Cécilia, la solitude de Nicolas, la famille recomposée de l’Elysée…, on ne parle pas beaucoup des sujets qui fâchent.
 
Tant mieux pour le gouvernement ! Mais cela suffira t-il pour berner les Français ? Je ne le pense pas. L’écart entre les actes et la réalité est trop important : en s’attaquant aux régimes spéciaux, qui représentent 4 % (!) du déficit des retraites et concernent 500 000 personnes, le gouvernement monte les français contre les autres sans rien régler du vrai problème de la sauvegarde des retraites par répartition.
 
« Ah bon !? Il n’en reste pas moins que les bénéficiaires des régimes spéciaux sont des nantis et que le maintien de cette situation d’inégalité serait indigne » dirait le Président, désormais abandonné à sa solitude dans son trop grand palais du Fauboug Saint-Honoré (Voir Paris Match de la semaine prochaine). Des nantis, vraiment ? A la SNCF, 61,5% des pensions sont inférieures à 1500 euros brut/mois ! Par ailleurs, en 37,5 années de cotisation, un cheminot aura versé 90 000 euros de plus qu’un salarié du privé affilié au régime général.
 
N’y aurait-il pas d’inégalités plus criantes ? Bien évidement et elles ne manquent pas ! La dernière en date, consistant à octroyer 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, sans aucune contrepartie, en est une parmi tant d’autres. La stratégie du gouvernement est connue. Comme son homologue britannique du temps de Thatcher, il vide les caisses, renonce à toutes ses marges de manœuvre, pour mieux se déclarer en faillite et, ainsi, justifier à la population une cure de néolibéralisme.
 
Bienvenue dans le monde merveilleux de Sarkozy.
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