Lundi 19 décembre 2011
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Cesaria Evora qui par sa voix magique savait si bien nous faire ressentir toute la fragilité de l’âme humaine. La Sodade, version capverdienne du Fado portugais,
qu’elle a fait connaître au monde entier traduit si bien la sensibilité des peuples obligés à l’exil. Privés de leurs racines ils retrouvent dans la mélancolie de cette musique la tristesse de
leur déracinement mais aussi la force de renaissance ,comme un feu dont les braises ne sont jamais éteintes. Nous avons eu le bonheur de l’accueillir au Théâtre de Béthune et je garde encore sur
mon bureau la rose en papier qu’elle m’avait donnée, cadeau simple mais émouvant de la chanteuse aux pieds nus.
Vaclav Havel qui a su faire le passage en douceur du communisme à la liberté. C’était pour moi, qui étais allé à Prague en Janvier 1968, le symbole de ce désir de
démocratie que j’avais ressenti chez les étudiants et les intellectuels que j’avais rencontrés. 22 ans après en Février 1990 j’étais de nouveau à Prague où soufflait une formidable envie de
vivre, de débattre, de parler. Les tchécoslovaques étaient libres et c’était un romancier, un homme de théâtre qui incarnait l’espoir de tout un peuple.
2 Personnalités différentes, mais 2 symboles de ce que peuvent incarner des artistes lorsque la culture rencontre la sensibilité et les espoirs d’un peuple.
A cette occasion, à la fin de la Béthune capitale régionale de la culture où certains hurlent avec les loups contre la culture et ceux qu’ils appellent avec mépris
cultureux, je tiens simplement à leur rappeler que les dictatures ont toujours commencé par faire taire les artistes et ceux qui bien que solitaires ont su porter les espoirs de leurs
concitoyens. Dans le combat émancipateur de la gauche, les artistes et la culture ont toujours été au premier plan. Tirer sans discernement sur la culture c’est ouvrir la voie au populisme et
donner de la voix à ceux qui au cours de l’histoire ont bailloné et asservi les peuples.
Ces 2 grandes figures qui nous ont quittés sont là pour nous le rappeler.
Par Daniel Boys
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Samedi 21 mai 2011
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09:18
Membre du parti socialiste, je ne
suis pas une"Strauss-Kahnienne". J'ai pourtant été catastrophée par les images d'un homme (le deuxième plus puissant au monde, ai-je lu), le visage hagard, avançant comme un robot entre deux
policiers Je me suis, comme beaucoup, posé un tas de questions. L'inculpation est tombée. Laissons la justice faire son travail. Si DSK est coupable, qu'il soit puni comme tout un chacun,
s'il est innocent, qu'il soit réhabilité. Quoiqu'il en soit, n'oublions pas cette jeune femme dont la vie va être fouillée, disséquée et très certainement bafouée.
Au-delà de cela, je souhaite que le Parti Socialiste ne pâtisse pas de ce drame. Depuis une semaine, les médias sont aux Etats-Unis
et les problèmes de la France ne sont pratiquement plus évoqués.Passé le "coup de tonnerre", le parti doit se serrer les coudes et continuer à travailler pour que 2012 apporte la victoire à la
Gauche.
Par Annick Lévisse
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Vendredi 18 mars 2011
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14:20
Exotisme (sushis, sumos),automobile, électronique, société polissée, voilà à peu près les clichés véhiculés par les médias jusqu'à la semaine
dernière.
Depuis on a découvert une image, je dirais "humanisée "et tellement digne de ce peuple face au drame et à l'angoisse.Un peuple qui doit être
particulièrement attachant si l'on en croit les déclarations des étrangers quittant très difficilement le pays."
Je pars parce que ma famille me supplie de rentrer" déclarait un ressortissant français ," mais j'ai le sentiment de déserter".
A.L.
Par Annick Lévisse
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Vendredi 18 mars 2011
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09:12
Depuis vendredi, jai suivi comme tout le monde l'évolution des évènements au Japon. J'ai écouté les commentaires des
différents spécialistes du nucléaire et entendu des choses incroyables du style"on ne peut pas savoir comment se comportera le réacteur".
Mais où va-t-on? Bien sur les centrales nucléaires produisent l'électricité que nous consommons à outrance mais les
profits valent-ils les risques encourus,qui, bien sûr, ne pourraient pas se produire chez nous.
J'aimerais aussi comprendre pourquoi on ne peut prévoir un séisme, surtout de cette amplitude, alors que les plaques
techtoniques sont, j'imagine, sous surveillance constante.
Au delà de ces réflexions, je ne peux que m'incliner devant la dignité du peuple japonais, lui qui doit conserver dans sa
mémoire collective le souvenir atroce de la bombe atomique.
A.L.
Par Annick Lévisse
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